Propos haineux de Gaston Mbengue : Le Synpics rappelle les médias à l’ordre

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La vague d’indignation se poursuit suite aux propos éthnicistes tenus à l’endroit de la famille Dias (Barthélémy Dias et son père Jean Paul Dias) par le promoteur de lutte et non moins soutien du Président Macky Sall, Gaston Mbengue lors d’une émission sur Waf Tv. Le Syndicat Professionnels Information Communication Sénégal (Synpics), qui condamne, à l’instar de la classe politique lesdits propos, tire sur les médias sénégalais.

 « Au-delà de l’auteur des propos dont la responsabilité est engagée devant l’opinion publique et le cas échéant devant l’institution judiciaire, Il s’agit, pour ce qui concerne les médias, d’un cas de récidive dans le non-respect du cadre légal. Le Code de la Presse qui interdit clairement à un journaliste ou à un média, de se faire relais de tout type de propos, à même de troubler gravement l’ordre public en promouvant la Haine », peut-on lire dans un communiqué parvenu à PressAfrik.

Le Synpics rappelle que : «  les Médias Sénégalais, surtout ceux managés par des professionnels ont des obligations vis-à-vis de la stabilité du pays ».

Selon son Secrétaire général, « Des propos d’une violence inouïe et qui tendent à inciter à la haine, à la stigmatisation d’un groupe de personnes, d’une communauté ethnique, confessionnelle, ne doivent en aucune manière être relayés par les médias ».

Ainsi, souligne le Synpics, « Peu importe que cela heurte les consciences ou que cela mette en mal les fondements de notre nation, des médias sénégalais dans des cas de plus en plus récurrents ne font plus usage de la responsabilité du filtre ou de l’autocensure pour barrer la propos haineux ».

Rappelant la mission de défense de la liberté de la presse, Bamba Kassé de préciser que cette mission « ne saurait s’accommoder des écarts qui contreviennent au cadre légal d’exercice de cette Liberté au Sénégal ».

Invoquant les articles 18 et 57 du Code de la Presse du Sénégal qui interdisent formellement que les journalistes ou les entreprises de presse se transforment en promoteurs de la haine ou d’une quelconque stigmatisation, le Synpics constate pour le dénoncer «des propos du même genre, tenus par des responsables politiques, sont béatement diffusés par des médias et/ou repris par d’autres. Se faisant, ces médias ne semblent dans ces cas de figure poursuivre qu’un seul but : augmenter ou consolider une audience, aux fins d’en tirer des subsides ».

Toutefois, l’organisation rappelle que : « La liberté de la presse s’accompagne d’une responsabilité certaine ». Et, « il appartient, le cas échéant, aux managers des rédactions et aux chargés de programme, de jouer pleinement leur rôle et de les assumer », avance le Synpics. Qui appelle « cependant à la Responsabilité individuelle de chacun pour préserver la paix sociale ». 

PressAfrik