CSA : un nouveau service pour traquer les fausses informations en ligne

293

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) va désormais veiller sur les contenus des réseaux sociaux, moteurs de recherche et plateformes de partage de vidéos, grâce à une “direction des plateformes en ligne”. L’objectif de cette nouvelle direction : lutter contre la désinformation sur Internet.

Mieux veut tard que jamais. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) veillait déjà sur le contenu des chaînes de radio et de télévision, épinglant parfois les émissions qui dépassent le cadre de la liberté d’expression. En 2021, le CSA va (enfin) s’intéresser au contenu diffusé sur Internet. L’instance se crée une nouvelle direction, la “direction des plateformes en ligne”, pour mener à bien cette nouvelle mission. Dans son périmètre de veille, on trouve les réseaux sociaux, les moteurs de recherches, ou encore les plateformes de partage de vidéos, comme Dailymotion et YouTube.

Cette décision, qui peut sembler un peu tardive, est la conséquence directe de la loi contre la manipulation de l’information, votée en 2018. Il revient donc au CSA de veiller à la bonne application de ce texte, via cette nouvelle “direction des plateformes en ligne”.

Bientôt de nouvelles compétences ?

Dans le collimateur du gendarme de l’audiovisuel, les fausses informations ou fake news. Un enjeu considérable à l’approche de la campagne présidentielle de 2022, au vu de l’influence des fausses informations dans l’élection présidentielle américaine de 2016. 

Parmi les critères de surveillance du CSA, l’instance veillera entre autres à ce que les plateformes proposent, comme elles le doivent, des dispositifs de signalement de contenus potentiellement délictueux. Les attributions de cette toute nouvelle direction pourraient d’ores et déjà être prochainement renforcées. Une conséquence possible de l’adoption du projet de “loi confortant le respect des principes de la République”, actuellement en cours de discussion au Parlement.

europe1