La cloche via Beut7.com

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Beut7.com est le site du quotidien « La cloche ». Le premier numéro du journal dirigé par Mame Gor Ngom est paru ce mardi avec à la Une, une enquête sur l’ancien international Elhadji Diouf. Pour ce premier numéro la technique n’a pas aidé les confrères avec une mauvaise qualité de l’impression. En attendant les corrections, vous pouvez retrouver l’essentiel du contenu dans le site qui est bien présenté avec du bon contenu. Le Dirpub promet d’en faire toujours pour les lecteurs du journal, « La cloche ». Mame Gor Ngom très présent sur Facebook a publié son premier édito sur sa page :

Son de Cloche…

Il est évident que « La Cloche » est faite pour faire du bruit. Mais elle émet un son qui peut être salutaire. Elle met fin aux retentissements, en imposant chemin-faisant un silence de cathédrale. Elle sonne aussi le glas de la récréation pour bruyante qu’elle soit. Elle pousse au réveil. Que de vertus. Que d’utilités sociétales nécessaires. Que d’avantages ! Trêve de métaphores.

Le journal que vous tenez entre vos mains, a la double prétention de réveiller en vous cette envie d’en savoir toujours un peu plus sur la manière dont le monde est géré. Le Sénégal est notre cible principale. L’Afrique nous intéresse au premier chef.

Au-delà du rôle classique d’éducation, d’information et de distraction, « La Cloche » ambitionne de faire de tout lecteur un acteur déterminant pour la bonne marche de la démocratie. Toutes les idées consolidantes, toutes les réflexions de qualité, seront publiées à la limite du possible. Sans aucune arrière-pensée.

Nous n’avons d’ailleurs plus le choix. Dans un monde où Facebook et tous les réseaux sociaux ont fini de libérer définitivement la parole et la plume et permettent à tous d’exprimer leurs peines et leurs joies, de s’indigner et de s’émouvoir, il serait peu inspiré de vouloir continuer à garder jalousement l’illusion d’une capacité de guider une opinion avertie à bien des égards.

Nous allons donc mettre le curseur sur ce qui fait bouger les choses. Sur les travers et les charmes d’une société riche en hypocrisies. Un paradis de paradoxes.

Nous serons intransigeants sur les principes. La République est notre génitrice. Nous lui devons respect, amour révérence et considération. Ses ennemis sont à combattre. Ils s’appellent roublards, pilleurs, bandits de grand chemin, bonimenteurs, cruels marchands d’illusions. Ces tueurs qui nous hantent. Ses amis seront les nôtres. Ils seront adulés et soutenus. Défenseurs de la patrie et protecteurs du peuple contre les magouilles, ils se nomment.

Nous comptons jouer notre partition, en faisant entendre notre son de Cloche. Un autre son de Cloche. Car, le Sénégal est riche de sa presse. Celle-ci garde encore une certaine crédibilité en dépit de la crise et d’une métamorphose qui exposent des tares rendant méconnaissables des médiats acteurs déterminants d’une jeune démocratie qui fait figure de référence. Malgré tout.

Nous ne comptons pas évoquer ici des querelles de clochards. Les odeurs fétides des caniveaux ne font qu’aggraver les maux d’un pays qui ne s’est pas encore relevé d’une maladie de la mal-gouvernance qui continue de le ronger.

L’essentiel n’est pas dans la vie privée des hommes publics. Mieux vaut dénoncer avec véhémence les dessous d’une spoliation à grande échelle de nos ressources, que de relater à longueur de journaux des « dessous de ceinture ». C’est un choix. C’est notre choix. Avec des chroniques, des reportages, des enquêtes, un billet quotidien et autres genres nobles. Bonne lecture !

 

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