Blocage de l’aide à la presse: la CAP dégaine

628

La sortie de Yakham Mbaye qui dégage la responsabilité de l’Etat dans le retard noté pour le décaissement des chèques alloués à la presse n’a pas convaincu la CAP. En effet, les membres de cette association ont vivement dénoncé ce retard et annoncé le déroulement pour bientôt de leur deuxième plan d’action.

La coordination des associations de presse (CAP) s’est vivement indignée du blocage de l’aide à la presse. Selon eux, il n’est pas question de laisser passer cette nouvelle forfaiture intentée contre la presse dans un esprit de bras de fer.

D’ailleurs, la sortie du sortie du Secrétaire d’Etat à la communication qui, réagissant au communiqué de la CAP, avait fait savoir que l’Etat n’est en rien impliqué dans le blocage des chèques, n’a pas contribué à atténuer leur courroux.

«La CAP regroupe différentes structures, et on a eu des remontées comme quoi les chèques sont bloqués parce que simplement la CAP a eu à faire un mouvement. On a tenté d’entrer en contact avec le ministère sans résultats », regrette Ibrahima Lissa Faye, membre de cette instance.

Et de poursuivre : «Maintenant que le communiqué est sorti, ils commencent à réagir et à dire que c’est au niveau du Trésor que cela bloque et qu’ils sont en train de faire le maximum pour rétablir la donne. Ce qui est réel c’est que l’aide à la presse a été bloqué. Et cela, la presse de manière générale dénonce cela parce qu’on ne peut pas considérer qu’un Etat responsable soit entré dans un bras de fer avec un segment de la société qui fait des revendications légitimes qui n’ont rien à voir avec la politique, qui n’ont rien voir avec le dilatoire, encore moins des fanfaronnades».

Revenant sur la prochaine étape de la CAP, M. Faye, par ailleurs président de l’Association des professionnels de la presse en ligne (APPEL) informe qu’un second plan d’action pointe à l’horizon devant «le mépris total affiché par l’Etat». Et c’est dans ce sens qu’une conférence de presse sera bientôt organisée, après la fin des consultations entamées avec les différentes composantes de la corporation.

Car, peste-t-il, il n’est pas question de laisser l’Etat faire puisque les journalistes sont déterminés à ce que «la situation de la profession change ».

PressAfrik