Traduction… Trahison

1078

C’est le prêcheur oustaz Moustapha Gueye qui avait l’habitude de le dire sur les ondes de radio Sénégal en faisant allusion à la traduction du Coran dans certaines langues. Aujourd’hui plusieurs jeunes reporters et présentateurs ont des difficultés pour aller aisément du français au wolof, les deux langues les plus utilisées dans les médias sénégalais. Certains sans le savoir peuvent utiliser de gros mots. Parce que dans leur langue maternelle ou leur culture, cela ne pose pas de problème. Comme Soly Ibrahima Dabo de WalfTv qui a utilisé le mot « door bamou doul » pour parler d’une grande bastonnade orchestrée sur un voleur à Kédougou. « Door bamou doul » est grossier surtout à l’antenne d’une radio ou d’une télé. Moins grave mais très insolite, c’est la traduction de « pont aérien » par notre ami Ndatté Diop de la Rfm. Dans une des éditions de la radio, nos compatriotes en Mauritanie notamment les pêcheurs qui étaient bloqués sur place, sollicitaient la mise en place d’un pont aérien pour leur rapatriement. Le confrère a parlé « de pont ci diawoudji » autrement dit un pont dans le ciel pour transporter ces sénégalais. Alors que le pont aérien est un système de transport aéroporté, utilisé lorsqu’il y a blocage des autres modes de transport (ferroviaires, terrestres et maritimes).

Transmediatik