Réjouissance

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« (…). Les morts de ces 48 heures, on s’en fout, ils n’avaient aucune raison de prendre les routes de ce pays qui sont à la merci des chauffards avec la complicité de ceux qui sont chargés de les surveiller. L’appel du chef de l’Etat à plus de rigueur est devenu une vieille chanson. Ça ne fait que rigoler les chauffards qui tuent sans discernement. Sauf si, bien sûr, le chemin est balisé par un motard de la gendarmerie qui meurt souvent à la place des autorités. C’est leur faute à ces 28 morts, ils n’avaient pas à être pauvres comme ces braves commerçants qui se rendaient au marché de Diaobé et qui ont péri dans le drame de Koupentoum. Ah, si c’était un homme politique ou un marabout qui avait péri dans un de ces accidents ! ».

C’est un extrait du billet du journal le TEMOIN intitulé « keem tann gi » et signé par Kaccoor Bi. Le texte du jour titré « REJOUISSANCE » dénonce l’absence d’une véritable réaction des politiques, pouvoir comme opposition sur ce qui est considéré comme une hécatombe.

Dans ce pays quoi qu’on puisse dire sur les dérives de la presse, elle pose tout de même les vraies questions. C’est l’Autorité qui reste dans les discours et la lenteur dans la prise de décisions. En attendant, nous les pauvres comme ces braves commerçants qui se rendaient à Diaobé, Yala nanou Yala same !

Source page facebook Ndiaga Diouf