Corser la possibilité d’ouvrir un journal au Sénégal ?

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Le débat sur l’assainissement de la presse sénégalaise doit aussi se poser sur le processus de création de journaux. Cela dans une perspective de sécurisation de l’emploi des professionnels de l’information mais aussi pour la qualité des publications. Il ne se pose pas un problème de nombre mais surtout de qualité. Pour le moment nous avons une vingtaine de quotidiens avec souvent des journaux qui naissent et meurent comme par enchantement. Certains journaux naissent le temps d’avoir quelque chose avec l’aide à la presse ou être le mercenaire de quelqu’un pour régler des comptes. Au Sénégal, on peut  créer son journal sans autorisation préalable. Il faut juste après publication faire une déclaration de parution pour être enregistré auprès du Ministère chargé de la Communication. Cette petite réflexion a été motivée par la lecture du journal « Le Grand Journal », un nom pompeux, véritable torchon truffé de fautes. Le numéro 62 de ce journal irrégulier  est consacré à un seul sujet : un problème foncier à Tivaouane Peulh avec le titre : « Tivaouane Peulh : Quand une assiette foncière se mue en une poudrière ». Sur les 8 pages du journal les 4 sont consacrées à cette affaire. Le journal qui a mis à sa UNE un communiqué du collectif des attributaires et propriétaires de terrains en conflit avec des promoteurs, prend fait et cause pour les membres du collectif. L’administrateur général du journal, Sidy  Diouf, par ailleurs directeur de publication a écrit l’essentiel des textes avec le complément d’une autre signature Ndeye Ndatté Diouf. Naturellement on peut penser que c’est la même personne. Le reste est complété par des dépêches. Un journal sorte de tract pour un combat qui doit être mené ailleurs notamment dans le domaine de la justice. De façon générale, le combat pour la qualité du contenu de nos médias doit commencer par la qualité des contenants.

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