RSF lance une coordination des soutiens à Olivier Dubois, journaliste français enlevé au Mali

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Reporters sans frontières (RSF) annonce la création d’une instance de coordination pour la libération du journaliste Olivier Dubois, enlevé le 8 avril 2021 à Gao au Mali. Cette coordination inclut notamment des proches et amis du journaliste, les principaux médias français pour lesquels il travaille et d’anciens journalistes otages.

Près de deux semaines après la confirmation de l’enlèvement d’Olivier Dubois à Gao, dans le nord-est du Mali, une douzaine de personnes et organisations annoncent le lancement d’une instance de coordination des soutiens au journaliste français à l’initiative de RSF. Parmi elles, des représentants des rédactions pour lesquelles Olivier Dubois travaille habituellement, LibérationLe Point et Jeune Afrique, des représentants du comité de soutien créé par ses proches à Bamako, les grands reporters Florence Aubenas et Didier François, anciens otages respectivement en Irak et en Syrie, l’association SOS otages, ainsi que plusieurs journalistes, médias et associations de la presse francophone. 

Cette instance se donne pour principales missions de coordonner la réflexion stratégique et les démarches de la société civile en faveur de la libération du journaliste français et de mener, autant que nécessaire, des actions de sensibilisation, de communication et de plaidoyer afin d’atteindre cet objectif,” a déclaré le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire. 

Olivier Dubois, journaliste freelance qui collabore avec LibérationLe Point Afrique et Jeune Afrique a été enlevé le 8 avril dernier à Gao. Le reporter installé au Mali depuis plusieurs années avait rendez-vous avec Abdallah Ag Albakaye, un lieutenant du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), une coalition de groupes armés islamistes affiliée à Al Qaïda. Il n’a plus été revu après s’être rendu à ce rendez-vous jusqu’à la diffusion d’une vidéo de 21 secondes, un mois plus tard, le 5 mai, dans laquelle il confirme avoir été kidnappé par le GSIM. 

Plus de sept ans après les assassinats des journalistes de RFIGhislaine Dupont et Claude Verlon au Mali, le Sahel demeure l’une des régions du monde les plus dangereuses pour les journalistes. Le 26 avril dernier, deux journalistes espagnols David Beriain et Roberto Fraile, ont été tués au Burkina Faso au cours d’une attaque menée par un groupe armé.

Le Mali occupe la 99e place sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse 2021 récemment publié par RSF.

Liste complète des participant.e.s à l’instance de coordination :

– Le Point
– Libération
– Jeune Afrique
– Radio France
– RFI
– RSF
– Comité de soutien #FreeOlivierDubois
– Florence Aubenas, journaliste au Monde, ex otage en Irak
– Didier François, journaliste à Europe 1, ex otage en Syrie
– SOS OTAGES
– Union des Clubs de la presse de France et Francophone

Source: Rsf