Phénomène de Fake News : la Fondation Friedrich Naumann sonne l’alerte

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La Fondation Friedrich Naumann a tenu un Forum Libéral sur la Liberté de presse, ce lundi à Dakar, sur le thème : « Liberté de presse et désinformation à l’ère du numérique : comment lutter contre les fake news ? ». Jo Holden, Directeur Régional Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté a déclaré dans son discours que le symptôme de fake news est une menace directe à la démocratie libérale. Pour lui, il y a forcement une responsabilité de la presse, mais aussi de l’Etat, mais aussi la grande question de l’éducation. A l’en croire, c’est un mélange de responsabilités qu’on doit adresser pour traiter ce problème.
 
« Depuis l’avènement de l’internet et des réseaux sociaux, la diffusion de fausses nouvelles, communément appelée Fake news, devient monnaie courante. La diffamation et la désinformation prennent une allure inquiétante. Je pense que le symptôme de fake news, est une menace directe à la démocratie libérale. Donc c’est impératif de trouver des solutions, comment gérer ce symptôme. Il y a forcement une responsabilité de la presse, de l’Etat, mais aussi la grande question de l’éducation », a déclaré Jo Holden.
 
Seydou Gueye, coordonnateur de la communication du Gouvernement quant à lui, c’est un problème nouveau qui est en train de bousculer beaucoup de certitudes. « C’est une dynamique qui pose beaucoup d’inquiétude. Et qui préoccupe. Jusqu’à l’origine des réseaux sociaux, les médiats sociaux étaient destinés à créer le lien social. Mais tel qu’on en voit l’usage, pratiquement chez nous, c’est l’effet contraire ».
 
Invitant à s’approprier de cet outil, et en faire un élément de lien social, il soutient : « Aujourd’hui, c’est une grande responsabilité dans les relations sociales… Incontestablement, il se pose un problème de crédibilité du message ou de l’information. Et les parades que nous avons trouvé jusqu’ici, ce sont des processus de vérification à travers le fact-checking qui est l’apanage des organes de presse, mais également la mise en place d’algorithmes pour essayer de faire un processus de l’information de certification de l’information ».
 
Poursuivant ses propos, M. Guèye d’ajouter : « Il y faut beaucoup de régulation. Puisqu’il porte atteinte à l’intégrité des gens, à leur honorabilité. Mais il faut également un dispositif réglementaire, pour accompagner l’usage conformément aux destinations. C’est-à-dire, canaux d’échanges, mécanisme de mise en relation les uns avec les autres ».

PressAfrik