La prolifération des fausses informations expliquée par El Hadj Hamidou Kassé

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El Hadj Hamidou Kassé, ancien journaliste, a évoqué 9 constats lors de son intervention au Forum Libéral sur la Liberté de presse. Pour lui, les fake news sont, une problématique pas seulement pour le Sénégal, mais pour le monde entier. Le philosophe soutient qu’aujourd’hui le monde du journalisme est envahis par ce qu’on peut appeler le citoyen média dans la mesure où chaque citoyen peut ouvrir sont compte de réseau social. Ce qui lui permet de dire qu’il y a quelques instances de régulations, mais aucune régulation ne peut réguler cet essor des réseaux sociaux.
 
« Les Fake News sont une problématique pas seulement pour le Sénégal, mais pour le monde entier. On parle aussi de fait alternatif, c’est-à-dire de la construction d’information, de l’invention de fait qu’on impute, qu’attribut à quelqu’un a une institution à un pays. On parle également de post-vérité. C’est-à-dire une tendance qui consiste à poser la vérité au fond qui n’existe pas. Il existe que des opinions, des croyances, et à beau martelé une opinion, il devient un fait », a déclaré El Hadj Hamidou Kassé.
 
Mieux ajoute le journaliste et philosophe : « Aujourd’hui, le monde du journalisme est envahis par ce qu’on peut appeler le citoyen média, dans la mesure où chaque citoyen peut ouvrir sont compte de réseau social (facebook, Twitter, instagramme, etc.) pour collecter des informations et les diffuser librement. Cela veut dire qu’il y a quelques instances de régulation. Mais aucune régulation ne peut réguler cet essor des réseaux sociaux qui signe ce qu’on peut appeler l’avènement du média citoyen, où du citoyen média ».
 
M. Kassé de préciser que l’époque n’est pas seulement dominé par les fausses informations, où alors les fausses informations construites à des buts de manipulation. « L’époque est dominée aussi par le scepticisme, par le doute. Vous prenez le cas de la Covid-19, il y a beaucoup de nos compatriotes qui vous disent que ça n’existe pas. Que c’est un complot de l’occident. Et donc le Fake news, l’effet alternatif, mais également ce qu’on appelle la post-vérité s’adosse aux théories complotistes. C’est-à-dire, on doute de tous finalement », dit-il.
 
Plusieurs personnalités à savoir des décideurs politiques et économiques, professionnels de l’information et de la communication, patrons de presse, leaders de partis et réseaux politiques, acteurs du secteur privé, incubateurs digitaux, start-ups du numérique, éditeurs et intégrateurs de solutions informatiques, investisseurs et partenaires financiers, acteurs de la société civile, ont pris part à ce Forum.

PressAfrik