Passe d’arme au Grand Jury : Babacar Fall et Latif Coulibaly jouent les prolongations

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Le rendez-vous dominical tant attendu des auditeurs de la RFM s’est finalement soldé par un échec. Le Grand Jury qui devait recevoir ce dimanche le SG du gouvernement Abdou Latif Coulibaly s’est terminé en eau de boudin. Face à un  invité sur la défensive, Babacar fall a regretté la « qualité de l’émission » avant de recevoir les foudres de Latif Coulibaly. Chronique d’une émission qui se poursuit sur les réseaux sociaux.
Quelque heures après le passage du secrétaire général du gouvernement à l’émission hebdomadaire Grand Jury sur la RFM, le journaliste Babacar Fall fait un post sur son compte Facebook, déplorant la qualité de l’émission : « Désolé pour la qualité de l’émission d’aujourd’hui », regrette-t-il dans son post.
Une publication que le secrétaire Général du gouvernement ne lui pardonnera pas. Car sur  sa  page Facebook, Latif a révélé le contenu de la discussion qu’il a eu avec le journaliste  « off the record » (en privé), tout en regrettant son attitude. « Je vais prendre sur vous la revanche des politiciens que vous interrogiez par le passé et que vous malmeniez quand vous étiez journaliste », révèle Latif dans son compte  Facebook.
 Amical ou non, tonne le SG du gouvernement, cet avertissement traduit l’état d’esprit dans lequel le journaliste a conduit son interview. « Je n’avais alors qu’à lui souhaiter bonne chance dans son entreprise. C’est le contexte dans lequel s’est déroulée l’émission de Grand Jury de ce dimanche 15 novembre sur RFM. Je me demande si un journaliste doit prendre, je ne sais quelle revanche, en  interrogeant son interlocuteur avec l’intention d’informer », s’interroge Latif.
Une révélation qui a d’ailleurs mis le journaliste de la RFM dans tous ses états. Dans un autre post sur sa page Facebook, intitulé « Pour la dernière fois », histoire de montrer qu’il n’en reparlera plus, l’animateur du Grand Jury est revenu à la charge, en  déversant  sa bile sur le ministre secrétaire général du gouvernement. 
Il lui reproche de mettre sur l’espace public leur discussion privée. « Abdou Latif Coulibaly a avancé dans son post, que je lui ai dit, avant le début de l’émission, que je prendrais la revanche de toutes les personnalités qu’il a eu à inviter et “malmener” dans EUTUB SUD, émission qu’il animait il y a quelques années sur les ondes de SUD FM… Cela, je l’ai dit sous forme de plaisanterie. On en a tous ri, lui, le collaborateur qui l’accompagnait, mes collègues et moi.  Et c’était (comme je l’ai dit, du reste, devant toutes les personnes présentes dans le studio) pour souligner ensuite que ce fut l’un des plus beaux rendez-vous à la radio, à l’époque », rétorque Babacar Fall. 
Babacar FaIl d’ajouter que cette histoire de “revanche”, Latif le savait bien, ce n’était pas sérieux. D’autant plus que ce n’était pas la première fois qu’il l’invitait  dans ses émissions sur RFM. Donc, ajoute Fall, le secrétaire général du gouvernement ne peut pas l’invoquer pour justifier sa prestation de ce dimanche. 
« Ce qui est, ensuite, surprenant de la part d’une personnalité de son rang, c’est de dévoiler au public une discussion off the record…Mais il n’a pas tout dit…Peut-être bien les effets d’une mémoire à éclipses. Mais enfin… En effet, à la fin de l’émission, Abdou Latif Coulibaly a affirmé, devant tout le monde, qu’avant de venir dans nos studios, beaucoup de gens l’auraient appelé pour lui dire “de faire attention au journaliste auquel il devait faire face… », Révèle-t-il. 
Non sans ajouter qu’il dit leur avoir répondu : « Babacar faaléwoumako ndakh maîtram laa ci métier bi…  (je suis son maitre dans ce métier)».
Cette « ascendance  exagérée »  justifie, selon Babacar Fall, toute la « condescendance mal placée dont il (Latif Coulibaly) a fait montre durant l’émission ».
Et puis, termine le journaliste : «  off the record pour off the record, Latif a oublié (sciemment) d’écrire dans son texte qu’il a aussi dit, dans cette discussion entre lui et moi à la fin de l’interview, que “la presse sénégalaise est nulle” et qu’un journaliste comme lui, “il n’y en a pas deux au Sénégal. Je vous épargnerai ce qu’il a dit sur l’UN et sur l’AUTRE… parce que ça relève du domaine de la politique… .»

Seneweb