LA JMLP 2020 MET EN GARDE CONTRE LA DÉSINFORMATION SUR LA PANDÉMIE DU COVID-19

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La Journée mondiale de la liberté de la presse (JMLP) 2020 célébrée ce dimanche met en garde contre la désinformation sur la pandémie du nouveau coronavirus. ’’Le journalisme sans crainte ni complaisance’’ : tel est le thème retenu par les Nations Unies pour marquer la célébration de cette journée.


Dans un message, le Secrétaire général de l’ONU a souligné le rôle crucial des médias pour ‘’aider les gens à prendre des décisions éclairées’’.  ’’Dans les circonstances actuelles, ces décisions peuvent faire la différence entre la vie et la mort’’, a t-il ajouté. Selon Antonio Guteress, ’’la propagation de la pandémie du Covid-19 en a fait naître une nouvelle, celle de la désinformation, où de dangereux conseils de santé côtoient les théories conspirationnistes les plus folles’’.


Pour lui, ’’le remède, c’est la presse : des informations et des analyses vérifiées, scientifiques et fondées sur des faits’’. Alors que la pandémie du Covid-19 fait basculer le monde dans l’inquiétude et l’incertitude, ’’l’information libre nous est essentielle pour faire face à la crise, la comprendre, la penser, et la surmonter’’, a relevé Audrey Azoulay, Directrice générale de l’Unesco.


’’Nous mesurons d’abord son importance vitale : informer, c’est donner à chacune et chacun les moyens de lutter contre la maladie en adoptant les comportements adéquats. C’est pourquoi notre Organisation est engagée avec l’ensemble de la famille de l’ONU dans la lutte contre +l’infodémie+, de rumeurs et de fausses informations, qui aggrave la pandémie et met des vies en danger’’, a-t-elle souligné dans un message.


 Le thème de cette Journée mondiale, ’’Journalisme sans crainte ni complaisance’’, estime t-elle, ’’vient à point nommé célébrer le travail de celles et ceux qui se dressent pour la liberté de l’information, pour l’indépendance d’une presse qui dit et interroge les faits’’.
Elle note que ’’cette liberté de la presse est trop souvent malmenée. Que ce soit par le contrôle politique, idéologique ou économique, par les attaques qui visent à diffamer et à décrédibiliser, ou encore par le harcèlement, on cherche trop souvent à réduire au silence les journalistes et en particulier les femmes’’.


’’Malheureusement, les circonstances exceptionnelles que nous vivons aujourd’hui intensifient encore ces pressions sur les journalistes. La crise actuelle renforce également les incertitudes pour la presse sur le plan économique : par exemple, alors même que s’accélère la transition numérique, les recettes publicitaires, dont dépendent bien des parutions, sont en baisse, voire en chute libre’’, ajoute t-elle.


Mme Azoulay prévient qu’à à terme, ‘’des journaux pourraient ainsi être forcés de réduire ou cesser leur activité, privant des communautés d’un autre regard sur le monde, d’une profondeur de champ nécessaire à la diversité des opinions’’.  ‘’Or dans un monde aussi interdépendant que le révèle cette crise, chaque menace ou attaque contre la diversité et la liberté de la presse, et contre la sécurité des journalistes, nous concerne tous’’, souligne t-elle.


C’est pourquoi, relève la patronne de l’Unesco, ‘’le système des Nations Unies, ainsi que de nouvelles alliances d’associations de médias, de gouvernements, et d’acteurs légaux, académiques ou de la société civile, soutiennent partout dans le monde les journalistes dans leur lutte pour leur indépendance et pour la vérité’’. ‘’J’appelle aujourd’hui à redoubler ces efforts : dans ce moment crucial et pour demain, nous avons besoin d’une presse libre et des journalistes, qui doivent, quant à eux, pouvoir compter sur l’ensemble d’entre nous’’, a-t-elle lancé.

Aps