Repose en paix, véridique Mamadou Ndiaye !

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Sa voix était l’addition de la mélodie et de la symphonie de son engagement. Ses gestes, faits et déplacements étaient le rythme cadencé de la vérité. Professionnel jusqu’au bout des ongles, Mamadou Ndiaye Doss a été durant toute sa vie, la formule hybride du journaliste, partout présent, présent partout. À la démarche presque timide, semblant nonchalant, pourtant, il était tout sauf ce grand-frère qui ne savait pas défendre ses idées sous le poids des principes.

C’est dire que durant plus de vingt-ans, aux côtés d’éminents journalistes, Mamadou Ndiaye Doss a marché lentement, mais sûrement pour atteindre le sommet d’un métier perçu diversement. La presse, quoi que l’on dise, quels que soient les reproches faits, est une profession où les valeurs occupent une place prépondérante. De ce point de vue, aucun souci à se faire s’il s’agit de parler du grand Doss. Amateur de thé, grand débatteur, d’une grande humeur qui donnait joie et rires, Mamadou Ndiaye Doss est vraiment parti. Il est parti rejoindre ses aïeuls, ses proches. L’homme au visage toujours radieux doit et peut vivre éternellement (par la Grâce d’Allah), dans les jardins d’Éden, aux fleurs de senteurs divines, aux vallées feutrées de couleurs arc-en-ciel pour des parfums multiples. Il le mérite pour avoir aidé nombre de citoyens à comprendre les véritables enjeux de la vie de tous les jours, rectifier l’autorité qui déambulait dans les couloirs de l’erreur, redonner la dignité à ceux qui l’avait perdu.

Mieux, l’on n’entendra plus cette rigolade teintée de bonheur pour ce monsieur qui a ‘’koccérisé’’ la bande Fm et la télévision à travers des figures stylées de notre riche langue nationale. Doss, en réalité, était partout pour tout et pour tout le monde. Qui pensait que lorsque nous discutions de la grande épopée des joueurs comme Raul, Zidane, Ronaldinho, Puyol qu’il allait tirer le dernier souffle entre Madrid et Barcelone ? Dieu Le Tout Puissant l’a bel et bien décidé, comme Il décide de tout en toute occasion.

Léopold Tamba, ton frère d’arme m’envoie te dire de «reposer en paix. Plus d’une dizaine d’années de compagnonnage ne saurait liquéfier sous l’ombre tutélaire de la mort. Que de souvenirs ineffables viendront au soir du spleen ingurgiter en ma mémoire avachie par ton oraison funèbre. L’histoire d’un homme qui a su, en dépit des turpitudes, donner un sens à sa vie». Ta petit-sœur Fatou Abdou Ndiaye m’a chargé de te dire «à Dieu Mamadou Ndiaye Doss. Le journaliste très engagé. Car, tu incarnais la personnalité et le respect. Tu savais faire beaucoup avec si peu. Tu étais le collègue fidèle, généreux et apprécié par tous. Reposes en paix Doss. Reposes au pays du monde des délices où je sais que tu nous observes et nous écoutes avec affection».

Evelyne Mandiouba note que «tu es parti sur la pointe des pieds retrouver le Tout-Puissant. Mais, saches qu’Il t’invite juste à aller de l’autre côté où nous nous retrouverons un jour».

Visage ‘’alourdi’’ par la tristesse, Ndèye Khady Thiam Tall se rappelle : «Tes bons souvenirs restent indélébiles pour ma carrière. À jamais dans nos cœurs Aladji.» Un autre de tes petits-frères qui a tout le temps été à tes côtés déclare que «c’est dans une période de doute mondial que tu es parti. Mais, El Hadji, nul doute que tu as conquis ton monde. Comme tu aimais le répéter comme prémonition : Dieu Seul Sait». La vie est ainsi faite. Ce passage en ce bas-monde est tellement éphémère que personne ne doit oublier qu’il faille agir comme tu l’as fait : accomplir ses devoirs en gardant la tête haute. Car, encore une fois, nul n’est éternel. Qu’Allah Le Tout Puissant t’ouvres les portes du plus haut des paradis au pays de la résurrection éternelle. Doss, veilles sur nous ! Ndiaye reposes-toi !

Par Abdoulaye MBOW (actunet.net)