Babacar Khalifa Ndiaye, recordman des couvertures à la Can : « Tout le mérite revient au Soleil »

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Le Caire (Egypte) : Lorsque le maître de cérémonie a appelé son nom, ce fut une standing-ovation spontanée dans la vaste salle du centre olympique et sportif de Maadi du Caire dans laquelle se tenait la cérémonie de remise des diplômes aux journalistes ayant couvert plus de dix (10) coupes d’Afrique des nations. Babacar Khalifa Ndiaye en a couvert 15, ce qui en fait le recordman africain. C’est dire que l’homme a usé ses bottes dans presque tous les stades d’Afrique sans compter bien évidemment les 12 éditions de la célèbre course automobile du Paris-Dakar et les 5 coupes du monde de football et encore bien d’autres épreuves sportives africaines et mondiales. Tout cela, comme il le dit si bien, c’est grâce au quotidien Le Soleil où il a travaillé pendant 33 ans. « Je remercie Dieu de m’avoir donné la santé et de m’avoir permis d’être là durant toutes les coupes d’Afrique des Nations, je vous souhaite la même chose afin que mon record soit battu par les Sénégalais », a-t-il dit en s’adressant à ses confrères et consœurs après la cérémonie de remise des diplômes. Selon Babacar Khalifa Ndiaye, ce diplôme est une fierté, mais il n’a pas de mérite particulier à l’avoir reçu. « Je rends grâce à Dieu qui m’a donné une longue vie et une bonne santé pour être là depuis le début jusqu’à présent, pour avoir couvert 15 Can. Mais une fois de plus, tout le mérite revient au Soleil », a-t-il déclaré modestement. Ce journaliste qui a couvert des Can avec le Sénégal et sans le Sénégal avec ses joies et ses déceptions, a indiqué que son meilleur souvenir de cette compétition est celle de 2002 au Mali. « Parce que c’est là où le Sénégal a été jusqu’en finale ; on aurait pu gagner, mais ça n’a pas marché, mais c’est celle où l’on a réussi la meilleure performance et je pense que la présente va la dépasser, comme ça, on va fêter tous ensemble », a-t-il souhaité. Il s’est dit alors disposé à balancer son diplôme dans le Nil, « parce que le plus important, ce sera la victoire finale et rien d’autre ». Aussi a-t-il lancé un message à ses confrères et consœurs sportifs sénégalais de toujours bien faire leur boulot. « Personnellement, j’ai toujours donné le meilleur de moi-même et je pense que c’est comme ça qu’il faut faire pour progresser dans tout ce qu’on fait », a-t-il conseillé.

lesoleil.sn