Présidentielle 2019 : Ce qui est prévu pour l’audiovisuel (presse) dans le programme de Idrissa Seck, candidat de la coalition « Idy 2019 »

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Professionnaliser l’information, Assainir le Public, Booster le Privé !

« Notre presse s’est beaucoup diversifiée ces dernières années. Mais les modèles économiques restent fragiles. Je veillerai à faire jouer à l’audiovisuel public son plein rôle de service public. J’ouvrirai des opportunités nouvelles à la presse privée en lui laissant le champ de la publicité de façon exclusive. Quand elle sera riche, nous exigerons encore et toujours d’elle plus de responsabilités. »

S’il y’a un secteur qui mérite des réformes c’est bien celui de l’audiovisuel dont la gestion est éclatée en plusieurs entités et centres de décisions. Il y’a beaucoup d’insuffisances qui ont été notées dans le secteur de l’audiovisuel au Sénégal et des manquements qu’il convient aujourd’hui de solutionner. Cela nécessite l’implication de tous les acteurs pour arriver à réglementer le secteur.

Réinventer la régulation du secteur

La gouvernance des télécommunications connait aujourd’hui des avancées même s’il y’a des points à améliorer, notamment sur le plan structurel. En parfaite harmonie avec les parties prenantes des secteurs concernés. J’étudierai la faisabilité d’une autorité indépendante (moins coûteuse et non politisée) de régulation des télécommunication et des médias, avec des pouvoirs élargis.

Les canaux de diffusion de la voix, de l’image, du son et du texte, de plus en plus regroupés, et le fait que les prérogatives de ces deux autorités se chevauchent sont des éléments de justification d’une réforme structurelle en profondeur. Je renforcerai donc les pouvoirs de l’autorité administrative ARTP.

Le service public

Je rendrai la RTS réellement indépendante et ouverte à tous les acteurs de la vie économique, politique et sociale du pays. Elle devra cesser d’être un outil de propagande au service du président en place. Pour se faire, comme pour tous les postes de dirigeants d’entreprises publiques et parapubliques, un appel à candidature sera lancé pour en choisir son dirigeant.

Je m’engage à réguler le domaine de la publicité qui est accaparé par les médias publics au détriment du secteur privé, mais pour cela il faut augmenter considérablement la subvention allouée à ces premiers pour favoriser leur autonomie.

Je financerai donc la RTS par l’argent public avec une suppression pure et simple de la publicité commerciale.

Les médias du secteur public de la communication audiovisuelle tireront leur financement d’une taxe de 1% sur le chiffre d’affaires du secteur des télécommunications et de la redevance audiovisuelle sur les factures d’électricités, redevance plafonnée à 1000 FCFA par facture.

Le retrait progressif de la publicité au secteur de l’audiovisuel public se fera suivant un calendrier défini par l’autorité de régulation. Ces taxes sont perçues par le trésor public et reversées aux entreprises de l’audiovisuel public suivant les règles de fonctionnement des finances publiques.

L’audiovisuel privé

J’auditerai toutes les attributions de licences attribuées à des opérateurs privés ces 20 dernières années et en corriger les failles. La pluralité des opinions sera de mise comme dans le service public. Une convention à respecter scrupuleusement (surtout en période électorale et préélectorale) sera signée entre chaque chaine privée et l’autorité de régulation. La publicité audiovisuelle leur sera exclusivement réservée. Elles définissent librement la politique de financement de leurs activités. Elles tirent leur financement, notamment des recettes publicitaires, du parrainage et des abonnements. Elles décident librement la durée maximale du temps qu’elles consacrent à la publicité et aux émissions parrainées dans les limites fixées par la loi.

Médias, acteurs d’un changement social positif : un projet pour impliquer les médias, instruments très puissants, dans la construction d’un Sénégal des valeurs

Le Sénégal a un paysage pluriel qui nécessite une réforme en quatre volets :

  • Revoir le format de l’attribution des fréquences et canaux qui est devenu anarchique. Pour cela, l’Etat doit ouvrir des appels d’offres d’attribution des licences d’exploitation de radio ou de TV spécialisées, afin d’éviter une uniformisation des programmes
  • Faire appliquer entièrement le nouveau code de la presse et revoir le mode d’attribution des aides à la presse très arbitraire
  • Exiger avec les organes de contrôle dont les moyens sont à améliorer des quotas pour l’éducation, l’économie, les informations, le divertissement, etc dans les grilles des programmes et en encourageant surtout la spécialisation des journalistes avec des moyens

Pour respecter le libre jeu de la concurrence et en vue de prévenir la concentration des pouvoirs économiques dans le secteur de l’audiovisuel, je m’engage à interdire à toute personne physique ou morale agissant seule ou de manière concertée :

  • D’exploiter cumulativement plus d’une chaine de radio et d’une chaine de télévision de même nature
  • De prendre des participations financières de plus de vingt pour cent (20%) dans plus de de deux (2) sociétés titulaires de licences différentes.

Dans la même veine, je m’engage aussi à ce que le capital d’une entreprise de communication audiovisuelle soit détenu par des nationaux de minimum à hauteur de cinquante et un pour cent (51%). Le capital d’une entreprise de communication audiovisuelle ne peut être détenu par une personne de nationalité étrangère directement ou indirectement au-delà de vingt pour cent (20%).

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