I Radio : L’info n’est pas encore d’attaque, une fusion RFM/Nostalgie, une montée certainement en puissance…

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Après la première édition d’info jeudi dernier à midi, Mamoudou Ibra Kane qui reprenait le micro après des années pour cet exercice s’est dit insatisfait sur le site du groupe, emedia.sn. Il faisait allusion juste à sa présentation mais on peut exprimer le même sentiment sur le contenu du journal et de toutes les éditions depuis le démarrage du groupe.

Montée en puissance…

C’est peut-être un problème d’effectif qui se pose pour le moment. La radio a du mal à faire une bonne édition de 30 minutes composée d’une quinzaine de minutes d’info nationales et internationales et une partie magazine. Mais sur cet aspect on peut voir les choses évoluer si ce n’est pas aussi un choix de rester soft épousant les fondamentaux de la radio qui a donné sa fréquence à iradio, Nostalgie. Cette dernière était musicale, des bulletins de dix minutes d’info et beaucoup de musiques. D’ailleurs la nouvelle radio a au moins hérité deux choses de l’ancienne station musicale : un bon son et une bonne programmation musicale. Seulement les techniciens ont encore des réglages à faire. Le nivellement n’est pas encore au top entre les voix et la musique. On ne doit pas se contenter du confort d’écoute au niveau des studios pour analyser la situation.

RFM+

Pour le programme pas une grande différence avec la Rfm. La nouvelle station a singer bien des choses à la Rfm en changeant juste les noms ou en déplaçant les tranches horaires. Cela apparait surtout dans la matinale dite Dakar direct. Quand du côté de la médina on parle de « Allô Sénégal » du côté de iradio, on parle de « Terroir », en économie si la Rfm propose « Le marché », iradio présente ibuziness pareille pour la culture, les TIC… Pour cette dernière rubrique, Ousmane Gueye qui gère maintenant la revue de presse sur iradio, déplace juste ce qu’il faisait à la Rfm le samedi matin dans les éditions de 12h et 13h de sa nouvelle station. Sur les faits divers, iradio essaie d’innover en attendant peut-être de trouver « un reporter » comme Ndoye Bane. La radio s’est attaché les services du journaliste Ibou Fall qui va décortiquer avec DJ Boubs quelques faits de société en concurrence directe avec « xalass », le journal des faits divers sur la Rfm. D’ailleurs Boubs fait la même chose comme sur son ancienne station en assurant la dernière partie de la matinale et en enchainant sur son animation jusqu’à midi. Il n’hésite pas de mettre le morceau « diamono »de Ndiaga Mbaye ce qu’il faisait en recevant l’historien, Lamane Mbaye. Quand sur la Rfm on fait des portraits des gens qui se battent à travers « Tranche de vie » on fait la même chose sur iradio sans lui donner de nom, « en allant à la rencontre de gens qui se battent dans la banlieue » pour faire la différence on y ajoute des gens de la diaspora.

Longueur d’avance

Sur les infos la confrontation est juste sur les éditions de 12h et 13h pour le reste iradio à chercher à devancer tout le monde en proposant des éditions à 5h45, 7h45, 20h45 ou encore 21h45. Quand la Rfm reçoit ses invités dans les éditions du soir, Alassane Samba Diop reçoit ses invités dans la matinale en confrontation directe avec l’invité de Rfm matin de Babacar Fall. D’ailleurs la causerie religieuse sur la radio commence à 5h du matin là où la Rfm commence à 5h30. En attendant donc des émissions d’Alassane Samba Diop, de Mamoudou Ibra Kane et certainement du journaliste spécialiste en économie Mamadou Ndiaye, on peut affirmer que iradio ne nous fait pas pour le moment rêver comme l’a souhaité sur sa page facebook, le journaliste Hamadou Tidiane Sy, directeur de l’école Ejicom.

Rfm malmenée…

La Rfm a du boulot à faire et tout de suite pour garder sa première place. Si Antoine Diouf quitte, il restera juste deux voix pour faire face à Mamoudou Ibra Kane dans la grande édition de midi, Babacar Fall et Bineta Diallo. Il faut aussi tout de suite arrêter de laisser la revue de presse en wolof à Mouhamed Aliou Bâ. Ce samedi matin en plaisantant Anna Rocha lui a signalé qu’il avait 10 minutes pour faire en wolof le point de l’actualité et donner les Unes de la presse. Le confrère a fait 29 minutes avec un wolof calamiteux mélangé à du français. On peut comprendre le choix s’il se prépare très bien son accent et la manière de faire peuvent être innovant mais pour le direct c’est compliqué pour lui.

La concurrence directe peut faire le bonheur du public, les prochaines semaines et la fin d’année notamment promettent de belles choses radiophoniques.

Pour le nom de la radio, difficile de trouver quand même un nom original dans le milieu. Iradio renvoie à itélé du groupe Canal+ en France qui est devenue Cnews.