Vague de démissions au GFM : Charles FAYE promet la guerre à ses anciens confrères et voit la main de grands capitaux derrière…

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Il n’est pas n’importe qui au sein du groupe de presse de Youssou Ndour. Charles FAYE est chroniqueur dans « Jakaarlo », animateur d’une émission économique sur la Tfm, parfois porte-parole du groupe et de Youssou Ndour, billettiste sur Igfm. A côté de tout cela, il anime son propre Blog Maderpost.  C’est sur cette dernière plateforme qu’il a publié une tribune pour parler des départs massifs qui ont touché dernièrement le groupe de presse.

Charles nous apprend que l’affaire a touché le personnel, « J’ai vu des employés de GFM arriver au travail, penauds, la tête dans les chaussettes, les regards interrogatifs, ne comprenant pas comment leur groupe, Futurs Médias, peut être ainsi mis à rude épreuve, comme cela l’est depuis le 1er octobre, avec les nombreux départs et non des moindres à destination du nouveau groupe de presse mis sur pied par Mamoudou Ibra Kane, Alassane Samba Diop, Boubacar Diallo aka Di Boubs, respectivement directeur général, directeur de Rfm et de King Fm jusqu’au 31 août dernier. J’ai senti leur tourmente, vu leur peur. J’en souffre. Beaucoup ! »

Après avoir pris acte et compris la démarche de ses anciens confères, « C’est parce que l’homme est seul à pouvoir dire une chose et faire son contraire, qu’on ne peut lui en vouloir. (…). Il surgit, survient, intervient, affirme, confirme, infirme, conclut, en fonction des intérêts, des enjeux », Charles FAYE s’oppose et promet la guerre, « Cela dit, ce qui nous oppose désormais étant une affaire d’hommes, nous la réglerons entre hommes. »

Le porte-parole de Youssou Ndour voit une préparation d’une structure bien renseignée et financièrement assise pour démanteler son groupe de presse. « De ma petite expérience de journaliste, je ne connais de capitaux qui s’attaquent aussi violemment à une histoire, un leader, un mythe, avec autant d’adversités, de certitudes, s’ils ne sont alimentés à suffisance et quantité égales à hauteur de la cible de leur attaque. Je ne connais de capitaux qui procèdent à une telle attaque frontale contre un groupe aussi puissant que GFM s’ils n’ont pas une parfaite connaissance du développement du marché local et l’agenda de l’arrivée d’investisseurs étrangers, de l’exploitation du pétrole, du gaz. Je ne connais de capitaux qui opèrent, du jour au lendemain, au vu et au su de tous, sans plan, sans programme, sans assise financière conséquente, sans garantie. Je ne connais pas de capitaux qui s’attaqueraient à Youssou Ndour, comme cela a été fait, si l’objectif n’est pas d’en finir avec … son groupe. D’abord ! »

Oui parce qu’ajoute Charles FAYE, « Pour dire les choses, j’entends parler de « fins spécifiques », ayant un but, un sens et dont les termes finaux seraient : le DEMANTELEMENT de GFM. Bruits de couloir. Rumeurs. Intrigues. Des choses détestables. Je préfère encore voir avec mon esprit, ensuite mes yeux et enfin avec mon corps. Et ce que je vois ne me plait pas ni ce que j’entends d’ailleurs. »

Mais dans le combat pour faire face, il en fait d’abord une affaire personnelle, « Sauf que c’est en soldat pour qui la rectitude est le pouvoir de prendre, sans faillir, une décision dictée par la raison, celle de mourir par exemple quand il est bien de mourir, frapper quand il est bien de frapper, que je n’utiliserai aucune méthode comme méthode, n’aurai aucune limite pour limite. Cela devient personnel. (…). » Le titre de sa Tribune est intitulée, “A attaque frontale, guerre frontale”.

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