Les journalistes invités à un autre traitement des questions liées à l’enfant

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Le traitement médiatique des sujets liés aux enfants en questions. Les journalistes semblent être intéressés plus par le sensationnel que les faits qui présentent l’enfant sous un jour favorable. Mendicité, cas de viol, pédophilie, mariages précoces sont entre autres sujets qui font les choux gras des médias. La Cellule d’appui à la Protection de l’Enfance (CAPE) tente de remédier à cette situation préoccupante en initiant avec la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS) un atelier du 25 au 28 août à Saly.

Ramatoulaye Ndao Diouf, coordinatrice de la Cellule d’appui à la protection de l’enfance (CAPE) est consciente que le traitement de l’information relative aux enfants nécessite une vigilance. Elle en veut pour preuve les conséquences négatives que cela pourrait notamment engendrer chez les mômes.

« Deux raisons majeures avaient justifié l’organisation de ce séminaire. La première relève, évidemment, de notre mission partagée en matière de promotion et de protection des droits de l’enfant. La seconde est surtout liée au fait que les enfants sont à la fois sous-représentés et mal représentés dans les médias», a-t-elle fait savoir. En effet, a-t-elle ajouté, «ils figurent dans la presse rarement à leur avantage. Ils sont généralement cités dans le traitement de thèmes relatifs à la mendicité, à la délinquance juvénile, au viol, à la drogue, à l’infanticide. La parole est rarement donnée aux enfants et leur participation dans la production médiatique est négligeable ».

A l’en croire cette représentation négative des enfants dans les medias, notamment dans les chaînes de télévision est de plus en plus décriée par les autorités, les organisations de la société civile et autres acteurs intervenant dans la protection de l’enfant.

Le président de la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS) s’est livré à une analyse critique de la pratique journalistique sous l’angle des droits de l’enfant. “Le traitement médiatique ne respecte pas trop souvent les normes requises en la matière. Dans le champ de l’information, les abus sont plus constatés dans la rubrique fait divers”, a-t-il mentionné. Avant de rappeler quelques principes à observer par les hommes de média. «Il s’agit de la protection de l’identité des victimes, le respect de la présomption d’innocence, le respect de la vie privée, l’honneur et l’intégrité des mineurs dans le champ de l’information. »

Source: PressAfrik