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Tract is back !

A compter de ce 8 mars 2018 à 08h. Sur ce site www.tract.sn. Tract Quotidien, le journal qui est entré dans le 21è siècle en même temps que le Sénégal, en paraissant pour la première fois sous format tabloïd le 8 mars 2000, sera à nouveau….en ligne.

Nous serons un journal métro, tièddo, sénégalo-afro et bobo.

Métro. Parce que nous ne sommes pas pour la tolérance – qui est condescendance- , mais pour le respect, -qui est dignité. Toutes les orientations personnelles sont respectables à nos yeux. Et nous sommes pour vivre et laisser vivre. Parce qu’enfin, les hommes de la rédaction laisseront vivre leur sensibilité…féminine. Et les femmes, leur mâle force.

Tièddo. Parce que le Sénégal est constitué de 95% de Musulmans. De 5% de Chrétiens. Et de 100% d’Animistes, tous prompts à s’enduire de safara et à s’encordailler d’amulettes diverses et de ndombas, boucliers protecteurs contre le mauvais œil et la langue pointue, prescrits par un marabout ésotérique ou une diseuse de bonne aventure.

Sénégalo-Afro. Parce que Sénégalais, de la patrie de Kocc Barma et de Cheikh Anta Diop, de Batlling Siki et de Blaise Diagne. Du continent de Mandela et de Sankara, d’Obama, de Mama Africa Myriam Makéba et de Winnie Madikizela. Et parce que les Afropéens et les afrodescendants nous intéresseront aussi, en somme toute l’actualité des Africains, y compris diasporiques et des Sénégalais d’ethnie étrangére. Forcément.

Bobo. Bourgeois et bohême. Bourgeois car pas ouvrier, ni paysan (quoique…), mais appartenant à la classe moyenne. Celle qui trime (dur) du lundi au vendredi, de 8 h à 18H, pour payer le loyer, les factures, la fameuse DQ. Celle qui s’escrime et s’échine à réunir les frais de ngenté et de khèw, élève ses enfants avec abnégation, amour mais fermeté, dans l’espoir d’une émergence collective. Qui passera d’abord par la réalisation individuelle de chacun. La classe moyenne, celle qui se déplace dans sa voiture ou en taxi, mais aussi, quand il le faut, en Tata et car rapide. La classe moyenne, à laquelle ceux qui n’en sont pas encore, aspirent d’accéder pour arrêter de chercher le diable tropical afin de lui tirer la queue. La classe moyenne, à laquelle ont appartenu tous ceux qui s’en sont extirpés pour désormais occuper les hautes cimes du pouvoir politique et économique. Bref, bobo, parce que parlant à tout le monde. Bohême, car artistes dans l’âme, la sagesse n’étant jamais que le degré ultime de la déraison.

Nos rubriques seront originales et originelles. L’Et dit Tôt, éditorial de votre serviteur. La chronique intitulée « La compétition humaine » de l’écrivain Elgas Souleymane Elgas. Le « Lundredi-Vendredi » qui sera la photo de nu artistique d’Erick Christian Ahounou Erickusphotos Erickus, publiée les lundis matin et les vendredis soir. « Visage du Sénégal », rubrique photo également, avec un mannequin (y compris de l’ancien temps), ou un créateur mis en exergue. La rubrique économie, intitulée « L’Eco des Savanes ». Les faits divers, dénommés « faits d’hiver et d’hivernage ». « 2N2D » alias « Nit Ndiaye Dof Diop », la rubrique pour ou contre sur un fait de sociéte qui confrontera des membres de la érdaction dans un défi rhétorique, rubrique coordonnée par Bassirou Niang. Nous aurons « Litter’ataya », les notes de lecture accouchées par Veronique Petetin,  Mbaye Sankhé et nos autres amateurs de mots.

Et aussi tout le reste : Gouvernement, Assemblées, Collectivités, People, Cultures.

Et last but not least, le retour d’Issa Koor, le personnage rabelaisien du plus talentueux des dessinateurs de presse du Sénégal, je veux nommer l’ô dieu Odia, Omar Diakité, sera là 3 fois par semaine, les lundis, mercredis et samedis.

A la Une de la première édition de Tract, il y avait Viviane Wade, le 8 mars 2000, qui devait devenir la Première Dame du Sénégal 11 jours plus tard. Dans son interview, elle déclarait « Je ne souhaite pas qu’on m’appelle Première Dame si mon mari est élu. Toutes les Sénégalaise sont des premières dames ». Elle n’aura pas tenu parole, on l’aura vu, et se sera vite fait donner du « Madame la Première Dame ». Nous espérons, nous, tenir parole et être un journal qui vous surprend et vous nourrit. Et parfois, vous bouscule.

Un nouveau journal est toujours un pari : celui de rencontrer ses lecteurs. Nous espérons pouvoir le tenir.

A la Une de ce 1er numéro, nous avons une femme de tête et de cœur: Diana Brondel, CEO de la fintech Xaalys à Paris. Car « la femme est l’avenir de l’homme », comme le disait le poète René Char.

Bien à vous.

Le Directeur de la Publication et de la Rédaction de Tract
Ousseynou Nar Gueye

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