Maroc : la presse s’indigne après l’élargissement de l’application de la “taxe écran” à ses services

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Au Maroc, les éditeurs de presse et les annonceurs sont en colère. La loi de finances 2018 du pays prévoit que la “taxe écran”, qui consistait initialement à prélever 5% sur chaque publicité diffusée à la télévision et au cinéma, soit étendue à tous les types d’écrans, notamment les terminaux mobiles. Par conséquent, la presse en ligne qui diffuse par ces canaux est désormais concernée par la taxe.

Les associations de professionnels de la presse se sont alors unies pour demander aux autorités de supprimer la taxe écran. Elles reprochent au gouvernement que la décision de leur appliquer la taxe ait été prise sans les consulter.

La taxe écran a été instaurée en 1958 et révisée en 1998, année où elle est passée de 10 à 5 %. Si pour le gouvernement, cela permettrait de mieux capter les revenus publicitaires, cela pourrait décourager les annonceurs.

Pour Mounir Jazouli (photo), président du Groupement des annonceurs du Maroc, il est inopportun d’accabler les principaux acteurs du secteur, en étendant la taxe écran à d’autres terminaux. «Ce sont ces mêmes annonceurs qui financent la presse, les médias et le pluralisme au Maroc.», a-t-il rappelé.

Agence Ecofin

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