46e assises de la presse francophone à Conakry : il faut sauver le journalisme d’investigation !

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Thème principal des 46e assises de la presse francophone, organisées en Guinée, le journalisme d’investigation est en train de disparaitre, selon les professionnels de la presse. « Nous sommes à une époque où l’information est gratuite et où on a perdu de vue l’importance du travail journalistique », explique Romaine Jean, rédactrice en chef du magazine TV à Radiotélévision Suisse (RTS). « L’investigation soutient la transparence, le devoir de recoupement de l’information par le journaliste. C’est cela le journalisme », renchérit Alpha Condé, le président de la république de Guinée.

Pourtant, le constat est clair. La disparition progressive de l’intérêt pour l’investigation entraine les journalistes et les médias, plus préoccupés par la manne financière des budgets publicitaires, vers une paupérisation de la presse, sur toute la planète. Le phénomène de prolifération des “fake news” est une illustration palpable de la situation.

Ainsi, le 25 novembre dernier, au terme des cinq jours qu’ont duré les 46e assises de la presse francophone, de nombreuses solutions ont été proposées au problème du journalisme d’investigation. Pour Julia Cagé, professeur d’économie, « il faut créer un statut de société de média à but non lucratif, ayant un modèle qui se situe entre la fondation et la société par actions. Ce modèle préconise que les petits donateurs, qu’ils soient journalistes, salariés ou lecteurs, se regroupent entre eux pour investir dans les médias, grâce au financement participatif ».

Malgré tout, pour sauver le journalisme d’investigation, il faut garantir la liberté de la presse. Un domaine dans lequel l’Afrique est loin de faire partie des bons élèves quand on sait, par exemple, qu’en 2017, la Somalie affiche, pour la 3e année d’affilée, le pire indice d’impunité des meurtres de journalistes.

Agence Ecofin

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