dimanche , juillet 23 2017
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DISTRIBUTION DE L’AIDE A LA PRESSE : Monsieur le ministre vous avez parfaitement raison

Un débat semble s’installer entre le ministre de la Culture et de la Communication, Monsieur Mbagnick Ndiaye et le Collectif des éditeurs de presse (CEDEPS), relativement aux conditions de distribution de l’aide à la presse.

Le ministre a soutenu devant la Représentation nationale qu’aucun organe de presse ne remplit les conditions pour disposer de ces fonds publics.

Ce que réfute le CEDEPS qui rappelle même le passé du ministre avec la Cour des comptes dans la gestion des fonds de la fédération sénégalaise de football lors des coupes d’Afrique et coupe du monde en 2002.

Toutefois, il n’est point question du passé du ministre mais de QUI DOIT LÉGALEMENT bénéficier de ces ressources publiques parmi les organes de presse.

Pour que nul n’en ignore, voici les pièces à fournir pour TOUT organe de presse pour avoir l’aide à la presse :

  • «Une copie de la déclaration de parution.
  • Un numéro d’identification ISSN.
  • 5 contrats de travail des personnes employées (quels sont les journalistes qui ont des numéros IPRES ou de CSS?)
  • Être en règle avec le fisc
  • Un reçu de l’imprimerie sur tirage au moins de 2000 exemplaires.
  • Un certificat de ressources dont la provenance vient des abonnements, des souscriptions, de la vente de ses publications
  • Une photocopie des statuts de la société
  • Une photocopie de la carte nationale d’identité du déclarant responsable
  • Des exemplaires du bilan financier de l’année d’avant (quel est l’organe de presse qui présente un bilan financier?)
  • Un dossier de la ligne éditoriale dont les 75% sont consacrés à l’information politique, culturelle, sociale ou sportive».

Ainsi, il est clair que le ministre a parfaitement raison car bon nombre d’organes de presse ne remplissent pas les conditions pour disposer de ces ressources publiques. Or, c’est l’une des règles les plus élémentaires en finances publiques: quand les conditions ne sont pas réunies, tout décaissement d’un centime est synonyme de détournement de deniers publics.

Monsieur le ministre, ce qui vous reste à faire, c’est résister à la pression de ces vautours, ces vampires qui sucent le sang des journalistes, ces délinquants fiscaux qui voudraient vous faire croire que vous êtes dans l’erreur alors que ce sont eux qui sont dans le mensonge.
Monsieur le ministre, vous n’avez violé aucune loi. Vous n’avez fait que vous conformer aux recommandations du juge des comptes publics, c’est-à-dire la Cour des comptes.

Pour rappel, la Cour des comptes a demandé au ministre en charge de la communication :

  • «de veiller au respect des critères d’éligibilité́ et de modulation applicables à la répartition de la subvention ;
  • d’initier, le cas échéant, une réflexion sur ces critères».

Ainsi, Monsieur le Ministre, vous avez avec vous le droit, la vérité, et le plus important, vous êtes dans la légalité !! Il n’y a pas plus légaliste que celui qui veut respecter les directives des Corps de contrôle, notamment le juge des comptes publics.

Alors soyez fort et ne cédez pas à la pression!!!

 

Bachir FOFANA

Journaliste

 

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Un commentaire

  1. Le systeme des aides a la presse en France, ne en 1796 avec l’instauration de tarifs postaux privilegies, a ete progressivement mis en place pour tenter de favoriser un certain pluralisme du paysage mediatique, donnant ses chances aux nouveaux titres et un choix reel aux lecteurs. Apres qu’en 1796, le Directoire impose une taxe sur les envois postaux, la loi du 4 thermidor an IV reconnait a la presse un tarif postal privilegie.

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