Médias publics (Burkina): une journée nationale de protestation et une grève de 24 heures en fin août

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Le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (Synatic) a animé une conférence de presse ce mardi 9 août 2016 à Ouagadougou. Le Synatic dénonce « le manque de volonté » du gouvernement à traiter les préoccupations pressantes des travailleurs des médias publics et annonce une journée nationale de protestation assortie d’une grève de 24 heures en fin août 2016.   

Selon Sidiki Dramé, secrétaire général du Synatic, « les réponses apportées aux doléances des travailleurs des médias publics par les responsables du Ministère en charge de la communication à ce jour sont en deçà des attentes des travailleurs ». « Aucune mesure concrète n’a été mise en œuvre concernant les points majeurs de la plateforme », ajoute Sidiki Dramé.

Il explique qu’ « après trois rencontres avec les autorités en charge du ministère de la communication, le Synatic observe que le constat est décevant. A travers un courrier remis au ministre en charge de la Communication le 15 juin 2016, le Synatic a demandé au ministère de bien vouloir examiner avec diligence les différentes préoccupations des travailleurs et de lui fournir une proposition d’échéancier précis pour leur résolution dans un délai de deux semaines. Jusqu’à ce jour, 9 août 2016, soit près d’un mois et demi après l’expiration du délai, nous n’avons aucune réponse du ministre qui avait pourtant promis nous répondre en fin juin».

Face à ce «silence radio et à l’insatisfaction de leur plateforme revendicative», les travailleurs du Synatic annoncent une journée nationale de protestation sous forme de sit-in en fin août, assortie d’une grève de 24 heures. Ces actions seront précédées, selon Sidiki Dramé, d’activités préparatoires, notamment une conférence publique les jours à venir.

En rappel, les préoccupations qui ont fait l’objet de lutte par le Synatic depuis 2013, sont entre autres: l’élaboration et l’adoption d’un statut particulier pour l’amélioration conséquente des conditions de vie et de travail du personnel des médias publics. «Comme alternative à cette préoccupation, le gouvernement a décidé d’ériger les EPE, Sidwaya et la RTB, en sociétés d’Etat», explique Sidiki Dramé.

D’autres mesures telles que le reclassement des agents bloqués en B1, A2, et A3 depuis 2004 et une compensation pour ceux qui sont décédés et ceux qui ont été admis à la retraite ; la compensation de cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale pour l’obtention de la pension proportionnelle pour certains travailleurs ; l’élaboration d’un plan de carrière pour permettre aux contractuels des éditions Sidwaya et de la RTB de passer les concours professionnels ; le recrutement des pigistes résiduels à la RTB ; le rétablissement des rémunérations injustement coupées depuis 2012 (frais de production, primes RFI, frais de pylônes…); l’harmonisation et la hausse de l’indemnité de code vestimentaire qui est servi au taux de 9 000 FCFA, 10 000 FCFA, et 11 000 FCFA respectivement à Sidwaya, à la RTB/radio et à la RTB/télé et son extension aux journalistes et techniciens affectés dans les Directions de communication de la presse ministérielles ; l’arrêt des intimidations et des pressions de tout genre sur les journalistes dans le traitement de l’information dans le strict respect des règles d’éthique et de déontologie, sont restées « insatisfaites » jusqu’à présent selon M. Dramé.

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