Euro 2016 ou quand l’audiovisuel public national montre ses limites

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On compte sur la RTS pour regarder les grandes compétitions sportives internationales. C’est d’ailleurs eux qui nous le promettent, « RTS, la télé des grands moments ». C’est une télé qui fonctionne grâce au  contribuable sénégalais, qui peut bénéficier de soutien de l’Etat pour satisfaire son public. Pour le moment, les sénégalais doivent se tourner vers des chaînes internationales pour regarder la coupe d’Europe 2016 qui se passe présentement en France. Seulement pendant ce temps, sur RTI2, la deuxième chaîne publique ivoirienne, on regarde au moins chaque soir un bon match. C’est parce que chez nos cousins, le gouvernement fait beaucoup d’efforts et dans plusieurs domaines pour soutenir ses entreprises. Là-bas, il existe pour le moment deux chaînes publiques (RTI1 et RTI2) et pour la libéralisation du paysage audiovisuel, les conditions sont telles que, il n’est pas possible d’ouvrir n’importe quoi et emballer des professionnelles dans des conditions misérables. On comprend pourquoi, ils nous dépassent facilement après des années de guerre. RTI2 c’est comme notre SN2, une deuxième chaîne  publique sénégalaise au point mort depuis son lancement. Comme d’ailleurs les chaînes lancées au niveau des régions, Tambacounda et Ziguinchor déjà et en attendant Matam. Du vrai gâchis !

C’est vrai que les droits de transmission sont très élevés. D’ailleurs la question  a été posée récemment à Dakar par  l’Union africaine de radiodiffusion (Uar). C’est un combat mondial, comme le démontre les agissements de Canal pour se rapprocher de son  concurrent Bein sports.

Cela apparaît dans ce commentaire de cet internaute  français qui exprime ainsi sa colère, « on se demande, nous français, quels avantages on a d’habiter en France pendant la coupe Euro ? Quand il n’y a qu’un match sur trois qui est diffusé par jour sur les chaines standards, entre TF1 et M6. C’est une honte de la part des organisateurs et de la FIFA. La compétition pourrait se passer en Allemagne ou en Angleterre qu’on verrait plus de rencontres, je suis sûr ! ».

Transmediatik

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