Allégement des droits de retransmission de la Can 2017 : L’Union africaine des radiodiffuseurs tire la sonnette d’alarme

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Le directeur général de l’Uar, Grégoire Ndjaka, en conférence de presse mardi dernier au siège de ladite organisation, veut tirer la sonnette d’alarme face à la flambée des prix des droits retransmission des événements sportifs. Prenant prétexte de la prochaine Can 2017, prévue au Gabon, ce dernier annonce une rencontre avec ses collègues pour trouver une alternative face à ce qu’il appelle, le diktat du groupe Lagardère, détenteur des droits.

Pour ce qui est des droits de retransmission des événements sportifs, l’Union africaine des radiodiffuseurs (Uar) n’entend plus se laisser dépouiller. Elle concocte son plan d’action qui consiste pour la Coupe d’Afrique des Nations (Can) 2017, prévue au Gabon, d’aller discuter au nom des télévisions nationales africaines, les droits de retransmission avec le groupe Lagardère. Au total, 46 pays sont attendus dans cette réunion qui se fixe comme principaux objectifs, la maîtrise de la flambée des prix des droits de retransmission des événements sportifs et l’accès pour un maximum de télévisions nationales africaines, à ces droits. Ciblant principalement la Can de football de 2017, M. Ndjaka affirme son ambition de changer la donne. «Le montant demandé par la Fifa pour retransmettre les matchs de la Coupe du monde sont 6 fois inferieurs à celui demandé par la Caf pour retransmettre la Coupe d’Afrique des nations de football.» Ce dernier explique que les chaînes africaines subissent le diktat du groupe Lagardère qui a acquis tous les droits de retransmission de matchs. Le montant de ces droits de retransmission, qui était de 450 millions F Cfa en 2011, a grimpé jusqu’à 898 millions F Cfa. Cette forte flambée des prix inquiète au plus haut point le directeur de l’Uar. «Il faut s’organiser pour arrêter cette dérive mercantiliste. Si on continue ainsi, ça va aller de mal en pis», alerte-t-il. «Les montants risquent d’être multipliés par 3 ou 4 et certaines chaînes ne pourront plus acquérir les droits de retransmission. Alors, propose, à toute fin utile, M. Ndjaka aux directeurs généraux des chaînes de télévision, de former un bloc pour ensemble négocier les coûts de retransmission de ces matchs.» Pour ce dernier, il ne s’agit pas de «faire la guerre» aux détenteurs des droits de retransmission, il est surtout question de se mettre autour d’une table et d’envoyer un message clair à ces ayants droit. «Nous ne diabolisons pas qui ce soit, nous voulons mettre un terme à tout cela. Qu’ils nous prennent comme des partenaires», a-t-il déclaré. Une rencontre avec les directeurs généraux des organismes membres de l’Uar est prévue le 17 mai prochain, à l’hôtel Terrou-bi.

lequotidien.sn

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