Les nouveaux médias, «ces fauteurs de troubles»

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Récemment lors de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, nos confrères d’ENQUETE, à travers un bon dossier avaient parlé de la presse en ligne du Sénégal comme « les supports de la pagaille ». C’est aujourd’hui le même constat que fait le président de l’Union des journalistes africains (Uja), lors de la cérémonie d’ouverture de la 47e Session de formation des jeunes cadres journalistes africains, ce samedi 7 mai 2016 au Caire, en Egypte. Selon le journal OBS, « M. Mahfouz Al Ansari, entouré de ses collègues de l’Uja, s’est expliqué sur ce phénomène des nouveaux médias qui fait que les portes du journalisme s’entrebâillent trop facilement. Ouvertes à toute personne qui s’autoproclame «journaliste» suite à la création d’un site, portail d’information ou d’un blog, il pense que c’est aux acteurs des médias «de faire une lecture de la réalité, de chercher les causes de ce phénomène dégradant, d’identifier les fauteurs de troubles, de trouver une vision qui éloigne les intrus et d’écraser ces éléments qui plongent le monde de la presse dans le chaos».

Un chaos, conséquence de «l’indiscipline» et de «l’anarchie» qui, selon lui, fait battre le cœur du monde de ce 21e siècle. Cette anarchie étant le fait que «n’importe qui se lève pour dire n’importe quoi et commence à répandre ces idées», rebaptise aisément ces dits fauteurs de troubles en …journalistes. Pour M. Mahfouz, dans tous les domaines, les fauteurs de troubles sont des gens qui appartiennent au monde extérieur. Dans le cas du journalisme, souligne-t-il, c’est à chaque «collègue, conscient du phénomène dans son pays, de trouver les éléments incitateurs qui créent le chaos. Il faut trouver les idées pour lutter contre ce chaos. Cette lutte, avant d’être regroupée autour d’une organisation africaine, doit, martèle-t-il, commencer au niveau local. C’est, poursuit le vieil homme dans son argumentation, au sein des syndicats de journalisme que la lutte doit commencer, afin que le milieu journalistique soit bien assaini.

De l’avis de M. Mahfouz, cette anarchie existe presque partout en Afrique. Des exemples, comme celui des photographes qui créent des sites et se déclarent journalistes, ont aussi été donnés. C’est, note-t-il, ce genre d’intrusions qui font faire à ces hommes des failles que ne ferait pas le vrai journaliste.

Transmediatik avec l’OBS

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