Les chiens de guerre : Le journaliste de l’OBS Babacar Touré parle à Madiambal Diagne, Justin Ndiaye et Yoro Dia

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Récemment dans « ses lundis de Madiambal » à travers un texte appelé « A quand Fodé Kaba 3 »,  le patron du groupe de presse Avenir Communication, éditeur du journal le QUOTIDIEN, appelait à une guerre contre la Gambie.

Dans ses explications, Diagne disait qu’ « au moment de l’accession du Sénégal à l’indépendance, le Président Senghor n’avait pas voulu s’encombrer du cadeau que l’Angleterre lui faisait en lui cédant le territoire gambien. Il reste que le Sénégal s’était vu laisser carte blanche pour ne pas dire s’était vu sous-traiter par la communauté internationale pour intervenir militairement en Gambie et 1981 et en 1982 dans le cadre des opérations Fodé Kaba 1 et Fodé Kaba 2. Ces opérations militaires étaient destinées à régler des situations politiques majeures. Le Sénégal a toujours su le faire avec autorité, responsabilité et professionnalisme. Aucune objection n’était relevée. Si aujourd’hui le Sénégal ne le fait pas à nouveau, aucun autre pays au monde ne se substituera à lui ».

Dans sa contribution intitulée, « les chiens de guerre », Babacar Touré accuse d’abord Madiambal Diagne d’écrire sur  commande, «  si l’objectif du Sénégal, en faisant la commande de la plume de Madiambal Diagne -puisqu’il n’écrit que sur commande- est de prendre le pouls de l’opinion avant d’envahir la Gambie, le résultat du sondage est faussé d’avance ». Voilà pourquoi, il dit ne pas être surpris par sa position. Contrairement à Madiambal, Touré se dit déçu de la position de Justin Ndiaye, « autant  l’ancien greffier -Madiambal- ne connait de la guerre que ce qu’il voit dans les films d’Hollywood, autant le vieux journaliste lui, au moins, même s’il n’a jamais été sur un théâtre d’opération militaire, doit avoir des notions de ce qu’est la guerre ».
Babacar Touré parle par expérience, il est très marqué par le début de la guerre en Casamance. Il a encore vécu la guerre en Côte d’Ivoire. « Contrairement à ce qu’a écrit mon frère Yoro Dia (les derniers jours du Néron de Banjul), la paix n’a jamais été au bout du fusil. Cela ne l’a jamais été ni au Libéria, ni en Gambie ni en Guinée Bissau encore moins en Casamance! J’ai vécu la guerre en Casamance pendant toute mon enfance, je l’ai vécu en Côte d’Ivoire. Crois-moi Yoro, le fusil n’a jamais rien réglé. L’existence de Salif Sadio et sa force de nuisance en sont les preuves les plus concrètes. C’est sous l’arbre à palabre qu’on aplanit les divergences les plus âpres. (…). Nous n’avions pas encore 10 ans et avions assistés, en direct, au retour des rescapés des tueries de la gouvernance de Ziguinchor. Pour la première fois de nos vies, nous avions vu un homme courant les boyaux dehors. Le fusil Yoro, il nous a volé notre enfance, pourri notre jeunesse détruit notre vie. Nous n’accepterons plus qu’il nous terrorise!”.

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