Apprendre à donner de bons titres

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Un journal en français est différent de celui présenté en wolof. D’ailleurs ceux qui font de la traduction du français vers le wolof, font de piètres présentations. Et cette différence apparaît quand on donne les titres dans les deux versions. Si on peut permettre au présentateur en wolof d’aller dans les détails même s’il est un journaliste professionnel, cela ne doit pas être l’attitude du présentateur en français. Il est tenu ici de respecter les règles, c’est-à-dire résumer en une ou deux lignes une information dans un titre. A l’école on vous dit que le titre doit-être percutant et immédiatement compréhensible par l’auditeur ou le téléspectateur. On ajoute aussi que le titre est soit incitatif soit informatif. Mais si après la présentation des titres, le présentateur ne réussit pas de pousser celui qui le regarde ou l’écoute à attendre le développement de son journal, c’est parce qu’il a raté son entrée en matière. Si aussi après présentation des titres, nous avons tous les détails du journal (comme l’a fait Sarah Cissé dans le 20H de la TFM ce mercredi), le présentateur est passé à côté de son sujet.

A la RTS, on doit-être plus rigoureux dans la présentation des titres. A la limite, nos confrères donnent un seul titre en complétant la titraille par des annonces sur les rubriques (horticulture, économie, métier à la UNE…). C’est le cas aujourd’hui encore avec Cheikh Traoré à la présentation.

Au passage notons ce mauvais suivi de l’information du côté de la TFM. Si dans le JT de Cheikh Traoré, on a appris la nomination du Pr Abdoul Aziz Kébé à la tête de la Délégation générale au pèlerinage à la Mecque (dans le communiqué du Conseil des ministres lu par Omar Diaw), Sarah Cissé va donner cette information presqu’à la fin de son journal.

Pour le communiqué du Conseil des ministres, il faut retourner à une formule adoptée dans le passé par le journal de la télévision nationale sous Babacar Diagne. Il s’agit de faire des papiers relativement aux informations contenues dans le communiqué. Au-lieu de laisser un journaliste lire un long texte jusqu’à perdre la voix comme c’était le cas ce soir avec Omar Diaw.

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