DANS L’UNIVERS DES BRAVES TECHNICIENNES DES MEDIAS

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Au Sénégal, les femmes se sont mises, au fil des années, au premier plan dans la vie sociale, politique et économique. Si au niveau des instances dirigeantes, elles n’on plus rien à démontrer, les femmes se distinguent de plus en plus dans les métiers liés aux Technologies de l’information et de la communication (TICs). Dans ce domaine, elles bousculent désormais «l’ordre» en embrassant des métiers qui sont jusque-là une chasse gardée des hommes: elles sont caméra women, techniciennes télés et radios, monteuses de journaux et photo journalistes… En ce jour dédié spécialement a la femme, Sud Quotidien jette un regard et, par ricochet, rend hommage à ses dames qui exercent des métiers des médias encore dominés par les hommes.
S’il y a une dame qui attire bien l’attention, partout où elle passe, c’est bien Ndèye Seyni Samb. Reporter-photographe au quotidien national Le Soleil, depuis plus d’une décennie, Ndèye Seyni Samb, a embrassé ce métier depuis 1990, après une formation au Centre municipalité de Bopp. Son boulot, Seyni l’assume pleinement. Car, comme elle aime si bien à le dire, «c’est un métier qu’on a choisit, on est obligé de se battre ou bien de faire le maximum pour réussir».
Abordant la question de la socialisation, Seyni souligne qu’il n’est pas facile d’allier la vie de couple et le travail de photographe-reporter. Surtout si «l’homme avec lequel vous partagez la vie, ne vous comprend pas», à cause, sans doute, des nombreuses contraintes liées aux heures de travail. Malgré, toutes ces difficultés, la jeune dame reste toujours debout et n’a rien à envier à ses confrères photographes. Car, «je fait le même travail qu’eux».
A l’image de Ndèye Seyni Samb, elles sont nombreuses maintenant, dans les métiers surtout de l’audiovisuel, à s’activer dans domaines domptés par les hommes. Née en 1993, Mame Binta Zahra Cissé, est une monteuse, designer du Groupe Afrique Médias. Malgré les nombreux obstacles, notées ci et là, la jeune fille de 23 ans s’assume pleinement dans son métier.
LA PRECARITE ET TRAVAILLER A DES HEURES
Zahra Cissé,  après l’obtention du BFEM, a décidé de faire une formation vidéo au Centre médias de Dakar. Elle effectua, 2 ans consécutifs de stages, d’abord à La Chaine Sénégalaise (Lcs), ensuite à Afrique Multi Médias. Benja, comme la surnomme ses amis et proches, mise sur l’originalité, la rigueur, le perfectionnement pour se faire un sillon dans ce métier encore dominé par les hommes. Même si au delà de tout, la passion y est, la jeune stagiaire ne s’épanouit pas pleinement dans son domaine. Et, la précarité des sources de revenues et les heures parfois indues de travail également ne sont pas pour la stimuler. Au contraire, la monteuse ne se décourage pas pour autant. «C’est mon choix et je l’assume pleinement», lance-t-elle, tout en espérant des lendemains meilleurs.
Autre dame, même particularité. Actrice, réalisatrice, caméra woman, en même temps, Germaine est une fille qui attire et passionne à la fois. Très dégourdi et dynamique, comme en témoignent ses pairs, la jeune fille, de part son engagement, brave des situations que certains hommes n’oseraient affronter, même en temps de paix. Confiante, en elle-même, Germaine, à peine la trentaine, a été révélé au grand public par le film «Teranga blues» du cinéaste sénégalais, Moussa Sène Absa. S’en suivent les séries télévisés comme «Ismaïl Ndiakhoum» de Mamadou Ndiaye de la RTS.
ETRE CAMERA WOMAN, C’EST… PASSIONNANT
Apres, ce bref passage dans le monde cinématographique, elle débarque dans celui du mannequinat. Mais Germaine, fera vite d’abandonner cette vocation à cause des difficultés qu’elle préfère taire, pour se consacrer à la prise de vue, la caméra. Curieuse, la réalisatrice des émissions d’Iran Ndao (prêcheur à SenTv), décide de faire une formation au Centre Medias de Dakar comme réalisatrice, monteuse de son, plus la caméra. «Tout au début, je me suis dit que ma particularité sera d’être devant et derrière la caméra», a-t-elle laissé entendre.
Avant d’atterrir au groupe D-Média, Germaine a fait un stage dans une maison de production, ensuite à la Télévision futures médias (Tfm), puis la Sen Tv où elle officie comme caméra woman, réalisatrice. «Le métier de caméra woman requiert surtout de la force physique et mentale. Rester des heures debout, n’est pas tâche aisée», surtout quand, il s’agit d’une femme, souligne-t-elle. D’ailleurs, la caméra woman de la Sen Tv, se définit comme une femme qui a une mentalité homme. Car elle, n’hésite pas instant à braver les risques sur le terrain. Son seul souci, c’est de ne pas rentrer  bredouille, c’est-à-dire sans image et ce, quel qu’en soit la gravité de la situation.
Cette situation ne semble guère gêner la jeune dame, sa féminité non plus. Et, malgré les risques, Germaine ne se plaint: «j’ai de la chance,  les hommes que je côtoie sur le terrain sont mes amis. Je m’entends très bien avec eux». Aussi, Germaine s’estime heureuse d’avoir une famille qui la comprenne et la soutienne. Même si, en exerçant ce métier, note-t-elle, on n’a pratiquement pas de vie de famille, ont est constamment sur le terrain. Bref, toutes ces femmes rencontrées ont en commun l’amour, la passion pour leur métier.
Sudonline

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