Attaques contre Le Quotidien : Le Grand théatre de Mbagnick Ndiaye

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Pour huiler cette collaboration que réclament les journalistes culturels, Mbagnick Ndiaye n’a pas manqué, lui aussi, d’étaler ses soucis et ses craintes par rapport aux pisse-copies. «En annonçant la mise en place de la Mutuelle de santé des acteurs culturels le 10  mars prochain,  que ce soit la radio, la télé ou la presse écrite je veux que les journalistes mettent véritablement l’accent sur cet évènement», a souhaité le ministre pour qui il est important que les gens se rendent compte de comment de grands artistes, que ce soit dans le milieu des arts, de la musique ou le théâtre, arrivés à un certain âge et gagnés par la maladie, souffrent.

«Ils n’ont pas de quoi se payer une ordonnance. Ils vivent des situations catastrophiques. Je n’ose pas citer de nom, mais il y a par exemple un qui est actuellement malade (Ndlr, Oumar Bâ dit Baye Peulh). Il est dans des conditions difficiles», a déploré le ministre de la Culture et de la communication invitant la presse culturelle à être un relais pour changer la donne. «C’est là où j’attends la coopération avec les journalistes», a-t-il dit. «Il  faut que la presse nous aide à faire la promotion des grands évènements et à contribuer aux changements des valeurs. Mais faire comme mes amis de la gauche, (Ndlr, il faisait allusion à la reporter assise à sa gauche), ce n’est pas bien.»
D’après Mbagnick Ndiaye,  il y a une certaine presse qui dit que le ministère de la Culture et de la communication ne fait rien de bon. Même si on fait des choses assez intéressantes, on trouve un moyen d’écrire quelque chose de contraire à côté. «Je pense qu’il faut demander aux gens de ta rédaction de revenir à de meilleurs sentiments. Certes, on ne peut pas faire l’unanimité, mais il faut changer un peu», a lancé Mbagnick Ndiaye, tout en indexant le reporter du journal Le Quotidien. Il n’a pas manqué d’inviter l’Apcs à Fatick pour découvrir les îles et faire de grands reportages. Se disant convaincu qu’au sortir de cette audience le ministère de la Culture et l’Association de la presse culturelle auront posé les jalons d’une nouvelle forme de collaboration, «une collaboration assez seine pour faire un travail  dans une parfaite symbiose, la main dans la main», Mbagnick Ndiaye a insisté sur le fait que «Cela ne sert à rien que la presse tire à tout bout de champ sur le ministère». «Invitez-nous dans vos rédactions, nous parlerons de culture et non de politique politicienne», a-t-il conclu.

Mbayang Sarr FAYE (le quotidien)

Mise au point : Mbagnick, une dent chronique contre Le Quotidien

Devant toute la presse culturelle, le ministre de la Culture et de la communication s’est défoulé hier sur le journal Le Quotidien. Plusieurs personnes ayant pris part à cette réunion ont confirmé dans les moindres détails sa fixation sur le journal Le Quotidien qui, selon lui, doit «revenir à de meilleurs sentiments». Ce n’est pas la première fois que le ministre fait ces genres de remarques désobligeantes à l’endroit des reporters du journal. Par le passé, il a à plusieurs reprises fait des commentaires plus ou moins discourtois à l’un ou l’autre membre de la rédaction (journaliste ou photographe) dépêché pour la couverture des activités de son département. Le journal Le Quotidien est un relais majeur de l’actualité culturelle et il le sait. C’est le seul journal de la place à relayer de façon quotidienne et très souvent en deux pages régulières l’actualité culturelle. Le ministre passe son temps à vilipender Le Quotidien qui ne joue que son rôle d’informer juste et bien. On n’en tire aucune gloire ; c’est notre travail.
Par contre, M. le ministre sait très bien qu’il n’est pas dans son rôle en nous mettant à l’index, d’autant que nous avons toujours su faire la part entre ce qu’il convient de mettre sur la place publique, ce qui relève de l’info et de personnel.
Le ministre entretient ici des équivoques qu’il faut lever. Il s’agit de préciser que ce journal n’a jamais versé dans les attaques personnelles. Il défend des idéaux, nourrit de débats d’idées. Ce journal n’est pas fait pour chanter les louanges d’un prince. Il est un outil d’éveil des consciences. Il ne fera jamais son affaire tant qu’il voudra avoir à sa solde un outil de propagande. Cela n’est pas dans notre Adn. Ses attaques sont d’autant plus vaines qu’elles ne nous feront jamais dévier de notre conduite.

La Redaction du quotidien

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